Qui sommes-nous ?

269 Life France Officiel est une association antispéciste et abolitionniste fondée le 24 octobre 2015. Elle est régie par les articles 21 à 79-IV du Code civil local maintenus en vigueur dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.

Elle est constituée d’antennes locales disposant d’une large autonomie dans le choix, la conception et l’organisation de leurs actions, dans le respect de la ligne politique de l’association. Les orientations générales et les décisions engageant l’association relèvent du bureau.

Toutes les personnes investies dans son fonctionnement sont bénévoles.

269Life France, 2020
Journée Internationale pour les Droits des Animaux
269Life France, 2020
Journée Internationale pour les Droits des Animaux

Notre position politique

269 Life France est un mouvement antispéciste, abolitionniste, intersectionnel et antifasciste.

Nous considérons les autres animaux comme des personnes sentientes, porteuses d’intérêts fondamentaux : vivre, être libres, disposer de leur corps et ne pas être exploitées.

Nous revendiquons leur reconnaissance comme personnes à part entière et sujets politiques, dont les intérêts propres doivent être pris en compte dans l’organisation de nos sociétés.

Le spécisme n’est pas pour nous une simple somme de comportements individuels ou de pratiques particulièrement cruelles. C’est un système de domination et de discrimination qui organise et légitime l’appropriation, l’exploitation, la marchandisation et la mise à mort des autres animaux en raison de leur appartenance d’espèce.

Notre objectif n’est donc pas d’améliorer leurs conditions d’exploitation, mais de mettre fin à leur exploitation.

Nous voulons que le spécisme soit reconnu et condamné comme le sont les autres discriminations, et que les autres animaux cessent d’être considérés comme des ressources, des marchandises ou des objets dont les humains peuvent disposer.

Une lutte intersectionnelle

Notre antispécisme s’inscrit dans une lecture intersectionnelle des rapports de pouvoir.

Nous refusons de combattre une domination en en reproduisant ou en en tolérant d’autres. Notre engagement antispéciste est indissociable de nos positions féministes, antiracistes et antifascistes.

Cela ne signifie pas confondre ou hiérarchiser les différentes oppressions. Cela signifie interroger les mécanismes par lesquels des groupes dominants construisent, légitiment, naturalisent et invisibilisent leur pouvoir sur d’autres.

Le spécisme doit être pensé politiquement au même titre que les autres systèmes de domination. Il repose notamment sur un privilège d’espèce : celui qui permet aux humains de décider de la reproduction, de l’enfermement, de l’usage des corps et de la mort des autres animaux tout en considérant ce pouvoir comme normal.

Notre abolitionnisme porte donc une transformation profonde des rapports que les sociétés humaines entretiennent avec les autres animaux.

Notre champ de lutte

Notre combat ne se limite pas aux abattoirs.

Élevage, pêche, chasse, expérimentation, captivité, reproduction imposée, sélection, commerce, spectacles, appropriation et marchandisation des corps constituent différentes manifestations d’un même système.

Nous combattons le spécisme dans son ensemble.

Nous refusons ainsi l’opposition entre une exploitation qui serait acceptable parce qu’elle serait locale, biologique, traditionnelle ou présentée comme respectueuse, et une exploitation qui ne le serait pas.

Il n’existe pas, pour nous, de « bonne » manière de s’approprier le corps et l’existence d’une autre personne sentiente.

Notre stratégie

Notre stratégie vise à rendre visible, dénaturaliser et combattre le système spéciste.

Elle repose sur plusieurs dimensions complémentaires.

Rendre visibles les victimes

Le spécisme fonctionne aussi parce que ses victimes disparaissent derrière des produits, des pratiques, des traditions, des catégories administratives ou économiques.

Nous voulons remettre les autres animaux au centre du regard : non comme symboles ou ressources, mais comme personnes concernées par les décisions humaines.

Déconstruire l’idéologie spéciste

L’exploitation des autres animaux ne repose pas uniquement sur des pratiques matérielles. Elle est soutenue par des représentations, un langage, des institutions, des normes et des habitudes qui la rendent ordinaire et acceptable.

Nous cherchons à rendre visibles ces mécanismes et à questionner la suprématie humaine et le privilège d’espèce qui les sous-tendent.

Contester matériellement les rapports de domination

Le spécisme est également inscrit dans des structures économiques, sociales, juridiques et institutionnelles.

Notre objectif est donc une transformation des rapports sociaux, afin que les autres animaux ne puissent plus être appropriés, exploités, enfermés, reproduits ou tués au bénéfice des humains.

Le changement que nous revendiquons n’est pas seulement celui des comportements individuels. Il est social, politique, culturel et institutionnel.

Pourquoi nos actions dérangent

269 Life France organise notamment des actions choc, des happenings et du théâtre de rue qui s’appuient sur la réalité de ce que les humains imposent aux autres animaux.

Nous utilisons la mise en scène, le renversement des perspectives et l’occupation de l’espace public pour rendre perceptible ce que la normalisation sociale du spécisme permet habituellement de ne pas voir.

Nos actions sont conçues pour être vues, pour gêner, déranger et questionner.

Elles ne cherchent pas à rendre l’exploitation plus acceptable, mais à mettre en crise son évidence sociale, à rendre visibles ses victimes et à déplacer le regard vers celles et ceux que notre société réduit au statut de ressources.

Déranger n’est pas un effet secondaire de nos actions. C’est un choix politique.

Notre objectif : l’abolition

Nous ne revendiquons ni de meilleures cages, ni de meilleurs abattoirs, ni une exploitation supposément plus éthique.

Nous revendiquons la disparition du rapport de domination qui permet à une espèce de s’approprier les autres.

Notre horizon est abolitionniste : une société dans laquelle les autres animaux sont reconnus comme des personnes sentientes et des sujets politiques, et non comme des ressources mises à la disposition des humains.